Friday, April 06, 2007

Patna : la ville cauchemard



Et bin quand faut y aller, faut y aller ! Le post d'aujourd'hui va pas être exactement drôle (en tous cas pas pour nous...) j'avoue que je ne suis pas vraiment motivé pour l'écrire, et que j'ai déjà repoussé l'échéance pas mal, mais je me fais finalement violence, parce qu'il faut bien. Alors pourquoi est-ce que c'est si dur ? bin parce qu'à chaque fois que je repense à ce que je suis sur le point de raconter, ça me rend triste, ça me met en colère, ça me déçoit, en clair, ça me tue un peu le moral. pour que ça ne vous tue pas le vôtre, je préfère donc avant de commencer préciser que depuis que toute cette histoire c'est passée, le moral est revenu :-). Et d'autre part, je tiens à vous présenter mes excuses : ce post comme vous l'avez déjà sûrement remarqué est un gros pavé pas beau sans photos. Il n'en contiendra jamais pour la bonne raison que je n'ai pas de photos à associer au contenu, mais je vous promets d'ores-et déjà de me rattraper plus tard en vous faisant un post juste avec des photos. Désolé donc, mais lisez-le quand même, je pense qu'il en vaut la peine...

donc l'histoire, la voilà : il faut reprendre un peu avant Varanasi (cf post précédent pour ceux qui n'ont pas suivit). Pour partir d'Agra, nous n'avons eu d'autre choix que de passer par Delhi. Pas franchement folichon, sauf que ça nous a fait passer notre vie dans les train. Alors les trains, c'est en gros ça qui a tout fait partir en couille. On a calculé qu'en moyenne, les trains qu'on a pris en inde ont 30% du temps prévu en retard. On a eu un bon exemple pour faire Agra - Delhi où le train a mis presque 6h pour faire un trajet prévu en 3h. Bref. Quand on est arrivés à varanasi, on était passablement vannés et la ville en elle-même ne nous a pas exactement remonté le moral. ensuite, on s'est repris le train pour Patna. Pourquoi Patna ? bin parce qu'il n'y avait plus de place sur les trains qui allaient directement de Varanasi à Darjeeling. Donc cete ville en plus, on n'a jamais vraiment voulu y mettre les pieds, c'est juste qu'on a été plus ou moins obligé. Et pourtant, c'est là que ça c'est franchement corsé : notre train était censé partir à 15h30, pour arriver vers 20h ) Patna. Jusque là ça va. Au début on avait même prévu de prendre le train juste après pour Darjeeling, qui partait de Patna vers 22h, mais on s'est dit qu'avec le retard chronique des trains en Inde, 2h ça serait jamais assez entre les deux trains, donc on a finalement changé pour prendre le prochain qui avait des places : le lendemain soir... et on a bien fait !!! parce que le premier train, il est arrivé avec 100% de retard. C'est à dire pour eux qui n'ont pas compris que le train est parti de varanasi APRES l'horaire où il aurait dû arriver à Patna, c'est à dire vers 21h... vomme vous savez compter, vous avez vite-fait le calcul : un train qui devait partir à 15h et arriver à 20h, ça fait dans les 5h de voyage... et si vous le faites partir à 21h et que vous rajouter encore le retard qu'il reprend en plus en route... On est arrivé à 3h du matin... Et arriver à 3h du matin dans une gare en Inde, c'est pas la fête.... Mais ce n'est pas tout.

je vous fais l'arrivée : Il est 3h, Angi me réveille (c'est elle qui avait le réveil à côté d'elle donc elle s'est réveillée en premier), et je me lève de ma couchette. On s'arrête juste là et c'est bien Patna. Là, Il ne nous reste donc plus qu'à prendre nos sac qui sont cadendassés sous les couchettes et sortir du train... TROP SIMPLE !! les indiens s'en sont mélés, et ça a été le bordel. Pour comprendre la suite, je dois encore faire un apparté : il faut savoir que les Indiens sont les personnes les plus égoïstes que vous pouvez imaginer. Ils ne pensent qu'à eux mêmes, et se contrefichent complètement de ce qui les entoure. Vous doublez ça d'un sens pratique à faire passer la plus conne des blondes (désolé) pour Einstein, et vous obtenez la situation suivante : Angi et moi en train de sortir nos sacs de sous la banquette, et tout un groupe d'indiens qui arrivent en trombe pour prendre nos places. Ils veuent la place et ils la veulent tout de suite, et ils commencent donc à tout envahir, sans nous laisser ni le temps ni la place de dégager. On se retrouve bloqués dans un coins du compartiment, avec nos gros sac en vrac, et eux qui eulent qu'on doit dégager pour qu'ils prennent la place. Sauf qu'on ne peut même pas bouger parce qu'ils ne font pas de place pour qu'on passe (oui, c'est aussi un truc de la culture indienne ça : ils ne connaissent pas la marche arrière : faire marche arrière ça veut dire "perdre la face" et leur arrogance le leur interdit) Du coup on se retrouve à être obligé de jouer des coudes, de pousser etc... pour pouvoir passer. Au passage, je sonne un gamin qui faisait le con derrière moi avec mon gros sac à dos, parce que je ne pouvait pas le voir, et son père manque de m'en coller une, même après que je me sois excuser. Finalement il me fait dégager en me traitant de tout un tas de joli nom en Indi. Quand on arrive enfin sur le quai, on est sonnés ! la connerie des gens fait parfois vraiment peur... Bonjour le réveil. Donc ensuite, on se retrouve dans la gare à 3h du matin, impossible d'aller dans un hôtel (en admettant qu'ils soient ouvert, je me vois pas traverser une ville indienne de nuit...) Donc on s'est retrouvés comme des cons à la gare, à devoir attendre que le soleil se lève. On est allé voir dans les dortoirs de la gare, mais le mec de la réception n'a pas très bien compris ce qu'on voulait (bin oui, si ça se trouve on voulait lui commander des big-macs, après tout pourquoi pas, c'est un dortoir quand même !!) et donc on a dû se replier sur la salle d'attente réservée pour notre classe. Des chaises pas très confortables, une ambiance digne du Macumba (ou pas...), vraiment pas la fête. Sans compter qu'Angi n'était toujours pas au meilleur de sa forme, ça nous a minés.

Mais heureusement, le temps est passé vite, et vers 6h30, on a pu se bouger ! le but : se trouver un hotel pas trop cher pour passer la journée (on ne tenait plus debout, il fallait vraiment qu'on dorme quelque part...) et donc on est partis, à pied et avec nos gross sacs. Coup de bol, les hôtels ne sont pas trop loin de la gare : 500m. Une rue complète ! bonheur, il y a juste à choisir le moins pourri. On y va et on demande une chambre. Pas de bl, ils sont pleins. Pas grave, on essaye le suivant... Pas de chambre non plus. Hé bé ! un troisième, toujours pas de chambre... On commence à trouver ça louche, ça n'avait pas l'air d'être une ville touristique, et aucun festival n'était prévu pour le w-e... Pour l'hotel d'après, je remarque un truc : le tableau de clés des chambres en pratiquement plein (ce qui vous en conviendrez signifies que les chambres sont vides...) pourtant à peine rentrés dans le hall, sans avoir eu le temps de parler, le mec nous dit : "NO ROOM !!" ah bon ? je montre les clés pour dire qu'il ne faut pas me prendre pour ce que je suis pas, il insiste : "NO NO NO : NO ROOM !!" sous le regard hillare de son assistant... On commence à comprendre, et on a confirmation quand le dernier hôtel qu'on tente est encore plus explicite : "PAS DE BLANC ICI !!" O_O

Alors là chapeau !! je ne m'attendais pas à être victime de racisme un jour, et bin voilà c'est fait... à 6h30 du matin, dans une ville paumée en Inde, juste quand on aurait vraiment eu besoin de réconfort... à ce moment là, je suis devenu Xénophobe. Je le dis vraiment en toute honnêteté, et je n'ai aucune honte à l'admettre : je suis devenu xénophobe. (d'où l'introduction à ce post expliquant l'effet qu'ont ces pensées sur mon moral). Alors Xénophobe, pour ceux qui ce sont pas fortiches en Grec, ça veut dire : "haine d'un peuple". En général, ce mot est associé aux Nazis... Bon... Je suis très loin d'en être un, mais il n'empèche que je hais tout un peuple : les Indiens. C'est comme ça, je n'y peux rien, je n'en peux plus de voir leurs tronches. Et ceux qui me connaissent vraiment bien savent que pour que j'en sois arrivé là, il a vraiment fallu me pousser à bout... Mais sérieusement, le comportement de tous ces gens que l'on a cottoyés, dans les trains, dans les gares, dans les rues bondées... Pas une fois on ne s'est senti bien, à quelques exceptions près, dans les endroits très très touristiques où ils ont appris qu'être hypocrites peut parfois payer... Quand je vois les indiens, je repense aux Laosiens et je les adore (et pourtant, retournez lire les posts sur le laos, vous verrez que c'était pas tout rose non plus là bas...). J'en ai marre de ces gens, et je veux quitter l'Inde au plus vite... Et aussi suprenant que celà puisse paraître, Angi aussi...

bref. Après ça on a repris nos gros sacs, on a relu le Lonely planet pour savoir où trouver d'autres hôtels, et on a traîné nos peids tous morts jusqu'à un hôtel hors de prix, mais qui a bien voulu de nous pour la journée... On est repartis le soir par le train de 22h, très contents de quitter la ville, très amers, et espérant que tout allait s'améliorer à Darjeeling. On a été en partie exhaussés, et le moral est revenu, mais ma haine pour les indiens n'a pas disparu. C'est triste, je ne m'attendais pas à ramener ce genre de souvenirs de notre voyage, mais j'imagine que tout ne peut pas toujours aller bien...

à bon entendeur ...



No comments: